dimanche 26 avril 2020

LA DIAGONALE DU PITRE *

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Désir de plein

Écrire, pour ne signifier que le vide suspect d’une pensée informelle, peut s’avérer être sinon une nécessité intrinsèque du moins un exercice stimulant mais faussement constructif.

La recherche systématique de formulations impactantes, contraint le disserteur à emprunter une narration falsifiée et artificiellement convenue dont il n’aura que l’obligation de travestir la forme. Tordre les mots et leurs sens, jusqu’à dissoudre l’essence même qui les compose, s’avèrera un jeu d’équilibriste aux limites forcément réductrices.

Écrire pour construire un cadre à une rhétorique purement verbale, et pourquoi pas verbialisante, c’est décider de s’oublier derrière la langue, de disparaître devant l’argument, pour ne restituer que le chant envoûtant du phrasé. Il devient alors primordial de choisir ses mots avec un soin particulier et un impératif poétique car, quitte à raconter n’importe quoi, autant le faire avec élégance.

Si certains s’écoutent parler, d’autres se lisent écrire. Souiller la blancheur d’une page en y jetant en vrac des mots aux vertus uniquement décoratives, à l’instar de ce que vos yeux communiquent à votre cerveau en ce moment même, est un travers répandu et admis. L’activité jouissive, qui consiste à vouloir paraître intellectuellement affûté, que je pratique en écrivant ces mots, mais qui masque en réalité une faiblesse conceptuelle due à une enfance trop aimante, ne doit pas faire oublier que, derrière la main qui tient le stylo, commande un esprit frustré sans doute trop tôt sevré.

La pensée inutile, telle qu’elle surgit le plus promptement et le plus souvent dans l’écrit ou le parler, chez l’humain satisfait de lui-même, est une pollution tout à la fois visuelle, sonore et cérébrale. Alors que le silence, ce moyen oublié de signifier, trouve trop peu souvent le créneau apaisant d’une démonstration elliptique, l’abondance de mots corrompt le désir initial démonstratif en le maquillant vulgairement. L’excès de sens tue le sens et une page blanche révélera davantage la torture créative qu’aucun mot ne le fera jamais. Décrire les affres de la conception peut s’avérer être un pur oxymore. La page vierge, le mutisme ou la toile blanche ne représentent-ils pas la quintessence de la détresse conceptuelle ?

Au-delà des signes arbitrairement choisis pour décrire ce que nous appelons communément «émotion», la décision raisonnée de partager un état relève avant tout d’un narcissisme refoulé. La tension ponctuelle de l’affect, qui contraint les mécanismes d’interférence avec autrui, change la perception ordinaire de notre périmètre sensoriel. C’est pourquoi, bien souvent, le constat d’efficience observé peut traduire le dysfonctionnement sous-tendu d’une résilience fragmentée. Croire n’implique pas nécessairement savoir, bien au contraire, et il suffit parfois d’admettre au lieu de comprendre.

Ainsi, nombre d’ouvrages édités ne sont-ils pas finalement qu’une succession de termes choisis pour habiller avec soin une pensée sans épaisseur, des idées sans concept ? La banalité d’un poncif, si celui-ci est introduit avec panache, ne peut-elle tendre vers une originalité apocryphe, certes, mais acceptée et partagée ?

Ainsi les extraits suivants volontairement abscons et parfaitement packagés,

«L’urbaine symphonie des volumes oppressants que nos cités composent n’est que la conséquence involontaire d’une verticalité dissonante et atonique...»
(Architecture, Art ou Supercherie ? - Jean Aymar - Editions Béton Libre - 2025)

ou bien plus simplement, 

«...il n’est d’espoir réel que celui d’un horizon inaccessible...»
(Demain, j’étais - Jack Adidebou - Editions Dubois - 666 avant JC)

ne sont-ils pas la représentation altérée d’une réflexion simpliste et vacante ? Si la construction linguistique est indissociable de la volonté de signifier, le choix des mots, secondaire, ne doit pas interférer avec le signifiant. Ainsi, flatter le lecteur en lui proposant un vocable parfaitement accessible mais en lui imposant un agencement lexical délibérément dissonant, procède sinon d’une imposture préméditée du moins d’une facilité manifeste.

«Écrire, c’est dissoudre son âme pour mieux y naviguer» affirmait Scaton le Vil dans ses «Chroniques Avant-Dernières». Accepter de fragmenter l’unité de notre pensée raisonnée, c’est se libérer du carcan réducteur de l’acquis ancestral. L’implant sociétal communément accepté et transmis, masque une réalité perceptive à la fois anamorphique et universelle. L’écriture a cela de factice qu’elle propose au lecteur une empreinte abusive  parfaitement consentie. «J’écris donc je suis» fait écho au «Je lis mais qui suis-je ?». Le questionnement de la lecture succède alors à l’affirmation de l’écriture, inversant le protocole reconnu de l’apprentissage terminologique. 

Le sens d’un simple mot est multiple pour ne pas dire infini. Deux mots réunis décuplent d’autant plus la valeur du contenu. L’ensemble étant plus fort que la somme de ses parties (Gestalt Théorie), le raisonnement intuitif basé sur l’apparentement contraint et machinal des différents termes, travestit obligatoirement la fonction référentielle préalable. La démarche cognitive se doit donc de fixer, comme antériorité inconditionnelle, l’analyse dialectique afin de baliser le territoire de l’approche empirique. La recherche objective de la signifiance peut alors débuter pour tenter d’élaborer la représentation structurelle et l’ossature du récit...

* ou « écrire n’importe nawak en donnant l’impression d’une réflexion intense et d’une culture infinie »

mercredi 1 avril 2020

La Légion d’Honneur de leçons : Humeur

Ils sont beaux, colorés et bavards tous ces oiseaux médiatiques qui, par désœuvrement, opportunisme ou revanche, sortent de leurs réserves, le verbe haut et la plume vibrante pour déverser leur bile amère et leurs critiques faciles à la face des autorités. Des autorités qui, il faut bien l’avouer, peuvent paraître dépassées mais tentent chaque jour de s’adapter et de contenir au mieux une pandémie que personne n’a réellement vu venir ou, du moins, n’a pas pris initialement au sérieux.

Ils sont fort aises ces tartuffes de dresser la liste de ce qu’il aurait fallu faire tout en scandant inlassablement leur ritournelle «gouverner, c’est prévoir !»…«Scandale que cette pénurie de masques et de gel»…«pourquoi ne teste-t-on pas tout le monde ?» …«officialisons le traitement à la chloroquine et au diable les essais cliniques et les effets secondaires»… Ne parlons pas des complotistes fidèles à leurs délires paranoïaques et leur bêtise congénitale.

Ceux qui dénoncent aujourd’hui un confinement tardif sont peut-être les mêmes qui exigeaient hier la tenue des élections municipales. L’opposition fait feu de tout bois pour déstabiliser un pouvoir qui a d’autres priorités que ce jeu politique puéril et contre-productif. Ce manque d’humilité, l’irresponsabilité affichée d’une partie de la classe politique prouve à quel point ces professionnels de la «chose publique», d’une part ne craignent pas le ridicule mais surtout, placent leur ego et leur quête du pouvoir bien au-dessus du bien commun.

Les médias alimentent et entretiennent la stupidité ambiante car il faut « buzzer », « audimater » et occuper le confiné. Qu’importent les inepties déversées H24 par des invités incompétents mais volubiles, sur des sujets aussi complexes que la santé publique et aussi peu maîtrisés que le Covid 19, qui n’ont pour seul effet que de nourrir la peur ambiante.

Nous voyons bien les limites opérationnelles que dessine la présence de ce virus partout dans le monde et plus particulièrement en occident. La fulgurance de sa propagation a surpris tous les états aux populations culturellement indisciplinées ou non habituées au port quotidien de masques dans des espaces habituellement pollués. Difficile dans ces conditions aux autorités d’imposer de nouvelles règles vitales. 

Facile aux détracteurs de reprocher un retard à l’allumage lorsque l’on voit qu’encore aujourd’hui, au quinzième jour de confinement, certains Français «invulnérables» ne prennent aucune précaution. Facile et inutile surtout de refaire l’histoire uniquement pour alimenter la polémique dans un moment où la cohésion de tout le monde est primordiale pour la sauvegarde de chacun. Il ne s’agit certainement pas de tomber en pâmoison ou en hébétude devant Macron et son gouvernement. Il s’agit juste de faire une trêve et d’arrêter réellement de faire les cons.

mercredi 16 janvier 2019

GILETS JAUNES… GILETS BRUNS ? : Humeur

Peine de mort, avortement, GPA, mariage pour tous, salaires des patrons ou des journalistes (pas des footballeurs ?), émigration, retrait de l’Europe… autant de sujets sans rapport avec le pouvoir d’achat ou la démocratie participative qui s’incrustent dans la liste des doléances…

Des sujets qui empestent le souffre et le brun.

Média dénigrés, journalistes insultés, menacés, frappés, infox galopantes, sites complotistes en hausse… le populisme extrême sort du bois et les aigris et les revanchards rêvent d’un Grand Soir Réactionnaire. Ce qu’ils n’ont pas obtenu dans les urnes, certains entendent se l’offrir par la violence et la haine.

A force de vouloir calmer le jeu et ne pas fâcher les factieux, qui avancent pourtant à visage découvert avec leurs idées moisies, le gouvernement et les citoyens démocrates se tirent une balle dans le pied au risque de faire vaciller sérieusement les fondamentaux du vivre-ensemble qui régit notre société.

Le jaune vire au brun et ça craint !

mardi 18 décembre 2018

GILETS JAUNES, POURQUOI TANT DE HAINE ? Humeur

On ne pouvait, a priori, qu’être d’accord avec leurs revendications. Pourtant, les week-ends d’action se succédant, les revendications se multiplient exponentiellement et deviennent pour certaines parfaitement inaudibles pour ne pas dire complètement stupides. Le parti-pris de l’accumulation et de la surenchère transforment ce mouvement citoyen apparemment honorable en un rassemblement de revanchards suspect. Aujourd’hui, quels que soient la position et les propositions du pouvoir, le compte n’y sera jamais pour ces jusquau-boutistes déconnectés, et c’est un comble, des réalités économiques et sociales. Certains ont compris que le temps de la colère devait faire place au temps du dialogue. D’autres, radicaux, envisagent la démission d’Emmanuel Macron tandis que certains dirigeants politiques, sans doute au pilotage et sûrement en embuscade, rêvent d’une revanche électorale.

Le mouvement « spontané » initial, souhaitait l’annulation de la hausse des taxes sur les carburants. Pourquoi pas, car après tout, bien que cette énergie augmente régulièrement depuis 45 ans sans que cela ait soulevé les foules, on peut estimer, à juste titre, que la coupe ait fini par déborder, pourquoi pas… Cependant on peut facilement relier, sans trop de risque, ce mouvement au précédent soubresaut concernant la limitation des 80 km/heure initié par le « lobby » bien français des automobilistes bouffeurs d’asphalte et buveurs de gazoline. Le fait de croiser de bon gros SUV arborant un gilet jaune sur le tableau de bord en dit long sur les motivations profondes d’une partie des intéressés. Ceux-là ont-ils réellement du mal à financer leur pétrole ou souhaitent-il plus simplement continuer à polluer à moindre coût ?

J’avoue finalement avoir peu d’empathie pour les revendications autour de la bagnole, même si pour certains elle demeure un outil réellement indispensable. Il faudrait d’ailleurs pouvoir faire un tri entre le nécessaire vital et l’utilisation de confort et nous pourrions être surpris.

Ces « jacobins » qui souhaitent redonner du pouvoir d’achat aux plus défavorisés, à ne pas confondre avec les pauvres dont ils craignent justement un jour rejoindre les rangs, met à mal le pays depuis un mois et détruit un peu plus chaque jour ce même pouvoir d’achat. Ils impactent notamment les commerces, détruisant les liens de proximités et faisant gonfler encore plus les revenus des gros acteurs du Web dont ils dénoncent les manipulations fiscales. Ils détruisent les barrières de péages dont ils paieront prochainement, en tant qu’automobilistes, les coûts de reconstruction. Ne parlons pas des casseurs qu’ils ont, malgré eux, générés mais qui sont une réalité ruineuse…

Il semble qu’il y ait une véritable méprise concernant les taxes et impôts dans l’esprit de ces citoyens qui profitent par ailleurs pleinement des services publics, financés par ces taxes et ces impôts, mis à leur disposition comme l’éducation et les soins, par exemple. Imaginent-ils que ces prélèvements transitent directement de leurs poches dans celles de nos dirigeants ? Qu’il y en ait trop pour certains, sans nul doute, mais vouloir les réduire signifie réduire d’autant les services que l’état déploie.

Enfin, ces taxes sur les carburants devaient financer une partie de la transition écologique. Un concept inepte pour les adorateurs du moteur à explosion. Un concept difficile à accepter pour ceux qui gagnent le minimum survie. Ces augmentations de taxes étaient certes d’une maladresse colossale et il y a assurément d’autres leviers pour mettre en place une véritable politique écologique incontournable mais, il faut s’en convaincre, l’accepter et s’y préparer, elle passera par des choix radicaux et des changement dans notre style de vie. Difficile de vouloir tout et son contraire.

mardi 13 juin 2017

PANIQUE CHEZ LES RENTIERS DE LA POLITIQUE : Humeur

Regardez-les courir dans tous les sens, hurler à la démocratie confisquée (?), n’avoir rien vu venir et se réveiller en sursaut, trop tard d’une longue sieste parlementaire. Panique générale presque émouvante chez ces fonctionnaires législatifs qui se sont faits ou se feront éjecter d’une simple pichenette par de jeunes inconnus même pas arrogants. Tout cela paraît trop simple, trop facile, trop irréel, trop « pas possible ».

Pourquoi la démocratie serait-elle en danger subitement face à cette nouvelle majorité écrasante ? Qu’a-t-elle de plus « dangereuse » qu’une majorité toute simple. La majorité c’est la majorité, non ? Maintenant s’il s’agit d’un argument ultime pour combler le vide désolant des programmes et des discours adverses désorientés, on comprend mieux.

Se faire virer après quinze, vingt ou trente ans de service minimum, ça doit énerver, c’est sûr, la place était bonne, il va falloir chercher du boulot. Alors ils l’ont mauvaise, ils refusent de se sentir affreusement ringards, dépassés. Ils en perdent les mots et la vision sur ce qu’il leur arrive. Le « Peuple » s’est fait plaisir tout simplement et il a envoyé (presque) tout le monde péter. Rien que pour cela c’est le kif intégral !!!

« Avec leur 30% et les 50% d’abstention, ils ne sont pas légitimes… » et vous avec vos 10% et toujours les 50% d’abstention, qu’êtes-vous ?

La défaite est douloureuse pour ces revanchards qui attendaient ce troisième tour et ce que l’on entend n’est pas à la hauteur. Bien sûr qu’il faut une opposition solide pour surveiller le gamin et veiller au grain mais ce n’est pas ainsi qu’ils regagneront le cœur des hommes.

lundi 1 mai 2017

ÉLECTIONS PIÈGE À CONS : humeur

Ce slogan vieux comme la démocratie ressort ces jours-ci.
Inutile d'en démontrer la pertinence avérée.

Aujourd'hui je préfère pourtant passer pour un con que risquer demain d'être piégé de ne pas avoir voté Macron.

Il va pourtant à l'encontre de mes convictions mais je me refuse à le mettre sur le même plan que Le Pen. Churchill n'était pas Hitler et Clinton n'était pas Trump. Les grands libéraux ne sont pas comparables aux populistes extrêmes dont certains, une fois au pouvoir, ont démontré leur nuisance absolue.

Ceci dit, certains envisagent peut-être l'arrivée d'une fasciste au pouvoir dans l'optique d'un chaos intégral, d'un renversement des institutions voire d'une guerre civile...

A ce jeu, le risque de voir la «démocratie» confisquée reste tout de même important. Êtes-vous joueur ?

dimanche 30 avril 2017

La Conjuration des Fâcheux : humeur

Le vote démocratique, tel que nous le pratiquons est un leurre total, un piège mielleux dans lequel nous adorons nous vautrer avec cette certitude si illusoire que notre avis importe alors qu'il n'est qu'un hochet que l'on nous tend pour tempérer notre servitude et étouffer nos peines. Le pouvoir que l'on accorde est confisqué, détourné et dévoyé systématiquement, tous régimes confondus. C'est d'autant plus affligeant sous nos démocraties qu'il faudra bien un jour les rebaptiser tant l'escroquerie est patente. Par notre vote, nous approuvons et autorisons notre propre spoliation et, à moins de renverser la table et de mettre le feu à tout ce qui nous lie ou de vivre en marge absolu du système, de renier jusqu'à notre instinct grégaire, il n'y a pas d'alternative à ce vote fallacieux.

Bref, je m'étais juré de ne plus voter pour un suppôt du capital, un bateleur foireux, un hystéropathe du pouvoir...

Le problème est que la créature a fait son retour et, malgré les fragrances qui masquent son haleine fétide, elle demeure infâme et d'autant plus redoutable qu'elle avance grimée. Son incessant sourire carnassier et satisfait, sa blondeur artificielle masquant la noirceur de son âme, le sirop nauséabond qui s'écoule de son orifice avide, me fouttent les jetons. Elle n'a cessé d'enfler toutes ces années, polissant son vocabulaire, muselant autant que possible les propos vomitifs de certains de ses ultras et arrondissant les flammes agressives de son logo. La bête est aujourdh'hui entrée de nouveau dans la bergerie, déguisée en mouton républicain. Les brebis les plus faibles, celles qui ont le moins goûté l'herbe grasse des pâturages d'altitude, répondent de plus en plus nombreuses à ses promesses incantatoires. Malheureuses brebis égarées et affolées prêtes à se livrer à la prédatrice..

La haine et la division prévalent en ces temps difficiles et certains hommes préfèrent l'obscurité à la lumière pour sortir de l'impasse de leur vie. Ils préfèrent croire en un passé phantasmé plutôt que d'œuvrer à un avenir constructif et collectif. Il est tellement plus aisé d'accuser son voisin pour palier à sa propre médiocrité, de se barricader chez soi plutôt que d'affronter l'extérieur...

Je ne veux pas que mon pays de libertés deviennent un pays d'interdits, que ses cultures multiples soient filtrées et réduites à un catalogue de bienpensance officielle. Je refuse que les frontières ouvertes sur la paix se referment entre des miradors belliqueux, que la libre circulation des personnes en Europe ne soient plus qu'un beau rêve déchiré. Comment le pays des droits de l'homme et des lumières a t-il pu engendrer une telle infamie et tant de vulgarité ? Écoutez-les hurler leur haine et vomir leur bile... et encore, ils se retiennent ! Une fois au pouvoir, la déferlante sera terrible, les excès incontrôlables. 

Ils prétendent défendre la Nation France mais ils revendiquent le contraire de ce qu'elle représente dans le monde depuis des siécles. A l'ouverture, la culture, l'accueil, la bienveillance et la lumière, ils substituent le repli, la  médiocrité, le rejet, la haine et l'obscurantisme. Ils se prévalent de De Gaulle, comme d'ailleurs tous les candidats cette année, de l'extrême droite à l'extrême gauche, ce qui est parfaitement grotesque. De Gaulle, que leurs fondateurs ont pourtant combattu sans relâche et qui représente aujourd'hui d'avantage le souvenir d'une époque prospère que l'inspirateur d'une politique lumineuse.

Et puis arrive Dupont-Aignan, l'autre fâcheux, sur son grand cheval blanc, dernier rallié et futur Premier Ministre présenti, se proclamant l'héritier politique vertueux du vieux militaire autoritaire. De Gaulle ralliant Pétain, Londres jumelé avec Vichy. Il n'hésite pas à renier ses fondamentaux pour préter allégeance au parti sur lequel il a toujours craché justifiant son ambitieuse trahison au nom du sauvetage de la Nation. La raison d'Etat et certainement pas l'intérêt personnel... Rires, stupeur, dégoût ! Le pouvoir rend fou.

Je ne souhaitais pas voter pour Macron, le candidat de la finance et de la mondialisation incontrôlée mais je ne peux pas imaginer une France des revanchards et des aigris, xénophobe et trouillarde. Bien sûr qu'il faut repenser l'économie pour le peuple et plus seulement pour l'actionnaire. La pauvreté est bien évidemment insupportable et le désespoir de millions de déclassés un non-sens de nos sociétés développées. Il y a d'autres options politiques, pour répondre à toute cette détresse, que le plus ostraciste et totalitaire des programmes. Cibler un bouc émissaire comme pierre angulaire d'une politique de redressement, outre les relents fétides historiques que ça évoque, est à la fois un peu court, facile, puéril et totalement contre-productif.

Pestilentiel, puant, nauséabond, vomitif, fétide, infâme, haineux, vulgaire, revanchard, trouillard, aigri... Voilà ce qu'évoque pour moi le programme de ce qui est devenu le premier parti français (misère !) et les propos assourdissants de ses aficionados.

Aujourd'hui, une personne sur trois hait les deux autres. Que ce soit la couleur de la peau, le niveau d'instruction ou de revenu, la confession religieuse ou l'orientation sexuelle, ce qui est différent n'a plus sa place dans la sphère patriotique. «Le patriotisme est le dernier refuge de la canaille» disait Samuel Johnson, poète anglais du XVIIIe siècle. Loin d'ouvrir les esprits et de rapprocher les hommes, il justifie toutes les exactions et offre aux hommes fâcheux un terrain de jeu néfaste.

Que sommes-nous devenus en trente ans ? Le monde nous regarde stupéfait et fébrile.

Je suis stupéfait et fébrile à la veille du second tour du 7 mai prochain. Stupéfait de voir mon pays glisser inexorablement vers la médiocratie et le repli. Fébrile de devoir voter pour Macron et contre mes convictions. Entre un capitalisme décomplexé et un populisme étriqué, j'ai malheureusement fait mon choix.

Une bien sale période pour notre pays.

samedi 18 juin 2016

SOYONS RÉALISTES ! : Humeur

Je hais toutes les religions qui sont une insulte à l'intelligence et à la raison. Oui, je revendique être un impie et n'avoir que mépris pour toutes ces croyances en ce bidule invraisemblable qui contamine le cerveau et qui n'est rien de moins que la plus grande escroquerie intellectuelle de l'histoire de l'humanité.

Oui, je suis christianohobe, islamophobe, judéophobe, bouddhaphobe, vishnouphobe et donc, plus généralement bidulophobe. Quelque soit le nom qu'on lui donne, il est l'avatar de la face sombre de nos sociétés et sert d'alibi à nos pires exactions.

Les siècles et le temps aurait dû avoir raison de cette déviance de la pensée rationnelle mais il n'en est rien. Une religion s'éteint tandis qu'une autre naît, toujours plus pernicieuse, affolant les hommes et les entraînant aux confins de la raison.

Tant qu'il y aura un dieu entre les hommes ils s'évertueront à se haïr et se détruire pour imposer ce concept colonisateur de l'esprit et de l'espace.

SOYONS ENFIN RÉALISTES, INTERDISONS TOUTES CES SECTES OBSCURANTISTES.

mercredi 15 juin 2016

Esclavage Moderne : humeur


Actionnaire négrier
Du haut de ta tour, méprisant
Tu regardes le petit peuple travailleur
S'agiter chaque instant pour survivre
Et te livrer ton comptant de dividendes
Tu aimes ce monde harmonieux
Qui sépare la misère du pouvoir
La laideur du sublime
Tu te prend pour un prince, un Maître de ce monde
Mais de Prince tu ne possède que l'habit
Et de Maître que l'arrogance
Que l'argent mal-gagné
Et une éducation toxique t'ont offerts
Qu'il est doux d'être puissant
Et jouissif de posséder
Tout et n'importe quoi, pourvu que l'on possède
Des actions, des bagnoles, des femmes
La vie des hommes vaut moins que celle de ton chien
La mort des hommes, un impondérable nécessaire
L'empathie est une faiblesse, une grossièreté
La compassion une faute de goût, une perversion
Ton cynisme n'a d'égal que ton avidité
Mais la violence sociale que tu prônes chaque jour d'avantage
Est un virus qui colonise nos esprits
Nourrit notre colère
Et affûte la lame de la délivrance
Nous sommes tellement, tellement plus nombreux ...

vendredi 3 juin 2016

QUAND LE MEDEF S'ÉCLATE : Humeur


Quand le Medef s'éclate
Les salariés se grattent...
Les patrons ont le vent dans le dos
Ils pensent qu'ils sont dans le sens de la tempête qui s'annonce
Ils sont la tempête
Alors, patiemment, ils détricotent, redétricotent
Chaque année un peu plus le code du travail
L'unique rempart des faibles contre les puissants
La lutte des classes est toujours présente
Elle s'est réveillée violemment
Tout allait trop bien pour les travailleurs
Trop d'avantages, de loisirs, de douceurs
Les actionnaires négriers
Estiment que leurs esclaves son devenus trop gras
Il faut recadrer, légiférer, sanctionner
Sinon où va-t-on...
Bien sûr il faut réformer
Mais dans l'autre sens
Bien évidemment des profiteurs abusent du système
Mais ce sont ceux dont les capitaux s'évadent vers les paradis
Ils disent : l'argent manque !
Fouillez les poches des rentiers
Ils disent : les carnets de commandes sont vides !
Stratégie commerciale pitoyable ou gestion usée ?
Un produit qui se vend est-il nécessairement le produit le moins cher ?
D'ailleurs trop de produits partout
Trop de trucs inutiles,
De machins polluants,
De merdouilles addictives...
Trop de n'importe quoi, partout, à tous les étages
Trop de solitude, de misère, de souffrance
Trop de vulgarité, de bêtise et de haine
Nous dérapons, glissons vers le médiocre absolu
Nous trimons comme des abrutis pour cet idéal moisi
Et nous en redemandons...
Nous sommes incorrigiblement cons
Il serait temps de rendre hommage
À ceux qui se sont battus pour nos maigres droits
Et respecter un peu plus ceux
Qui protestent aujourd'hui pour les maintenir
Cracher sur les grévistes et les syndicats
C'est cracher face au vent
Quand ils nous auront tout repris
Nous serons encore plus faibles pour nous dresser
Et nous mépriserons notre égoïsme passé
Quand le Medef s'éclate...

mercredi 18 mai 2016

dimanche 24 avril 2016

Europe, ma chérie, mon amour : Humeur

Cool,

Bruxelles s'affirme enfin

comme la première place lobbyiste !

dimanche 6 décembre 2015

Imaginons : humeur

«Flash Info Spécial»

« Scrutin extrêmement serré à l'issue de ce second tour des Régionales. En effet, La liste du Front National conduite par Louis Alliot dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrenées, gagne ces élections avec seulement une voix d'avance. Du jamais vu dans l'histoire de notre pays. Un score aussi serré pose bien évidemment des questions sur l'avenir de la Région mais interroge également les abstentionnistes de ce scrutin...»

Imaginons effectivement trois secondes que ce scénario débile se réalise dans huit jours et que notre région se teinte de brun un beau matin de décembre 2015.

Certains appellent le chaos politique de leurs vœux pour espérer rebâtir ensuite un modèle lumineux. Je ne suis d'ailleurs pas très loin de ce point de vue... Je l'ai été en tout cas jadis et ce désir pointe encore en moi fortement parfois mais j'avoue que face au danger, ma lâcheté politique me trahit et me contraint à exercer mon droit de citoyen.


L'EUROPE À LA BENNE ET LE REPLI IDENTITAIRE

L'Europe est un concept qui me fait vibrer, non pour ce qu'elle est aujourd'hui mais pour ce qu'elle représente et sera demain. Je vois l'Union, l'Échange et la Paix avant de n'y voir que Lobbyisme, Racket et Pouvoir d'Achat en berne. Elle est aujourd'hui une pute appartenant aux maquereaux multinationaux et se vendant au plus offrant. Elle fut et sera demain une madone de réconciliation et de partage, une muse de lumière et d'inspiration.
La jeter dans le caniveau de l'histoire c'est se livrer aux lobbys de la haine, de la peur et de la médiocrité.

Refuser la Grande Union qu'elle promet, c'est se retrouver seuls, étriqués et fragiles faces aux puissances du monde.
Je ne peux pas me résoudre à l'entre-soi que l'absence d'Europe me promet. Cette vision minuscule de l'humain, l'esprit de clocher comme credo et le mépris apeuré de ce qui n'est pas ma famille me font gerber.


L'ABSTENTION DÉLÉTÈRE ET CONTRADICTOIRE

Chaque voix est capitale : «One Man - One Vote». Des hommes et des femmes ont souffert ou sont morts pour imposer ce droit. Nos sociétés gangrennées par le confort et la surconsommation ont désacralisé ce droit, plaçant au premier plan nos petits problèmes de bourgeois grassement nourris. Certes, aujourd'hui glisser un bulletin dans une urne peut donner le sentiment de pisser dans un violon. La période est molle, fade et déprimante politiquement. Les élus ont professionnalisé et «lobbylisé» leur rôle, oubliant les fondements même de leur mission, servir les hommes. Malgré cette descente d'amphètes, je garde l'horizon ensoleillé dans mon viseur et estime que cette période trouble doit justement nous rappeler à notre devoir pour éviter le pire.

S'abstenir, c'est s'exiler et laisser sa place à ce pire en embuscade.
S'abstenir c'est obtenir le contraire de ce que l'on vise car aujourd'hui c'est ouvrir grandes les portes aux plus pourris et moisis de la politisphère.
S'abstenir c'est déposer les armes en crachant sur l'histoire des hommes.

Voter pour les "moins pires" n'est franchement pas bandant mais simplement vital !

dimanche 11 janvier 2015

Le Fléau : humeur

Dieu rend con...
Et encore, c'est une insulte pour les cons. 

EXCUSIF : LE PROFESSEUR CHORON S’EXPRIME SUR LA TUERIE DE CHARLIE HEBDO.




Notre reporter a rencontré le Professeur Choron dans un lieu que nous avons décidé de tenir secret pour des raisons évidentes. Voici quelques extraits de cette interview, la première qu’il accepte d’accorder depuis son décès survenu le 10 Janvier 2005 dans les conditions que vous savez. Ses propos n’engagent que lui.
NR : Vous avez  certainement pris connaissance du terrible attentat qui vient de frapper la rédaction de Charlie Hebdo. Quel commentaire cela vous inspire-t-il ?
Choron : Quelle bande d’enfoirés, ces tueurs. Mais il faut se garder de tout amalgame.
NR : Pensez-vous que cet acte ait un rapport avec le fait que les meurtriers aient été des islamistes.
Choron : Vous voulez dire des musulmans, c’est-à-dire des types qui croient qu’il existe un dieu auquel il faut absolument se soumettre. C’est l’expression de la plus pure connerie. Je leur pisse à la raie, mais je me garde bien de tout amalgame.
NR : D’après vous, l’islam est-il soluble dans la démocratie ?
Choron : Vous n’êtes pas à l’abri d’une question débile. Vous devriez savoir que l’islam n’est pas une religion mais un système de vie, un système juridique et un mode de gouvernement. Les musulmans veulent que le monde entier soit musulman. L’islam n’est soluble dans rien. Mais gardons-nous bien de  tout amalgame.
NR : Professeur Choron, pensez-vous qu’il y ait trop de musulmans en France ?
Choron : Il y a trop de cons, mais gardons-nous de tout amalgame.
NR : A vous écouter, j’ai le sentiment que vous associez intimement l’islam et l’islamisme.
Choron : L’islamisme est le bras armé de l’islam. Les conquêtes, les invasions de l’islam passent par la bite, le pognon, la ruse et le bâton. L’islamisme c’est le bâton. Mais je me garde bien de tout amalgame.
NR : Professeur Choron, et dieu dans tout ça ?
Choron : La croyance en ce concept foireux est à l’origine du comportement aberrant de ces connards d’assassins. Dieu n’existe pas dans le monde réel, c’est juste une pathologie de l’esprit humain. C’est une épidémie de bêtise qui se transmet de cerveau à cerveau. J’emmerde les croyants, et croyez-moi, je me garde bien de tout amalgame.
NR : je vous remercie d’avoir bien voulu répondre à nos questions. Avez-vous quelque chose à ajouter, un message particulier pour nos lecteurs ?
Choron : Je les emmerde. J’emmerde encore plus ceux qui ne vous lisent pas, mais je me garde bien de tout amalgame.
 [merci T/B]