vendredi 9 janvier 2015

Amalgame, amalgame, est-ce que j’ai une gueule d’amalgame ? : Humeur

Malheureusement, malgré tous les discours et les précautions légitimes mis en branle dans tous les médias par les politiques de tous poils, les responsables religieux, les simples croyants et les journalistes de toutes couleurs, la confusion règne de fait dans les esprits même les plus éclairés et bienveillants.

Toute religion, quelle qu’elle soit ou fut, sécrète ses propres égarements. Bien sûr qu’il ne faut pas limiter la religion à ses seuls dévoiements mais la religion c’est aussi cela. L'islamisme et les djihadistes font bien partie de l'Islam à l'instar des intégristes de l'Opus Dei, de Saint-Nicolas du Chardonnet ou autres Civitas, factions activistes du catholicisme actuel. Certes, aujourd'hui, Jésus déchaîne moins de violence que Mahomet mais la roue tourne continuellement. 

Imaginez la civilisation musulmane, au sommet de son rayonnement, entre les Xe et XVIe siècles, et son regard porté sur notre civilisation chrétienne et les exactions de notre église catholique (croisades, inquisition, conquistadors, massacres protestants,…). Les chrétiens que nous étions alors étaient perçus comme de furieux et sanguinaires prosélytes.

Nous portons dans nos gènes le souvenir de nos propres barbaries. Les leçons que nous donnons et le regard que nous portons sur l’Islam se nourrissent, certes, aux sources de notre propre maturation historique mais doivent être humblement relativisés. Quatre cents ans d’évolution, depuis la Saint-Barthélemy, n’ont pas suffi à gommer totalement nos travers et nous possédons toujours quelques îlots d’extrémistes enragés.

Il ne s'agit pas de faire le tri entre les bons et les mauvais, les gentils et les méchants, les modérés et les ultras. Chaque religion est, au bout du compte, la somme de ses composants et, à ce titre, elles se valent toutes. Même si l'on constate aujourd'hui que l'Islam a repris la tête du Top Nocivité, la compétition continue, sous différentes formes.

Dieu demeure donc une couverture confortable pour écouler la haine et promouvoir une conception étriquée de nos civilisations en marche.

jeudi 8 janvier 2015

Because Dieu : humeur

Les religions ne travaillent pas à la fraternité entre les hommes, au contraire. Tant qu'il y aura un dieu entre eux, ils se feront la guerre.

La grève des dieux : Humeur


Pour bien marquer leur désaccord avec la tuerie de Charlie
et leur différence avec la croyance barbare,
je propose à tous les dévots du monde, ce jeudi,
de faire la grève des dieux.

mercredi 7 janvier 2015

La Peste Dieu : Humeur



Je conchie les religions, les religieux et les croyants. Je vomis la bien-pensance, l’hypocrisie et le pardon. J’abhorre les « Noms de Dieu », les « Au Nom de Dieu » , les « Dieu bénisse » et les « Dieu est Grand ». Toute cette obscénité intellectuelle, cette débauche de doctrines avilissantes, ce fatras de rites grotesques me dégoûtent et me révoltent chaque jour davantage.

DIEU, quel que soit son nom pour ses fanatiques ou ses simples dévots, est un virus impur, nuisible et dangereux. Il attaque la cervelle, la rend molle, malléable et aveugle. Son inexistence l’a rendu multiple, endossant les vices et les tares de tous ceux qui s’en réclament. Créé pour être l’alibi des exactions humaines, des guerres, des massacres et des soumissions, il prospère sur la terre infertile de nos peurs et perversions.

Ces derniers temps il explose, il resplendit de toute sa terreur, de toutes ses horreurs.

Aujourd’hui, mercredi 7 janvier 2015, le siège de Charlie Hebdo a été massacré à l’arme lourde au nom d’ Allah par des individus cachés derrière leur masque de haine. Des journalistes courageux, des caricaturistes de talent sont morts au nom d’un Dieu Minable, Inculte et Assassin. L’insoutenable est entré dans nos cœurs. Comment peut-on tolérer cette infamie mentale, comment croire encore en ce bidule invraisemblable et tellement néfaste ?

Pardon, vous dites… c’est l’horreur ?… Cela fait des siècles que c’est l’horreur ! Et je n’ai pas non plus le sentiment d’amalgamer, il y a seulement des degrés divers dans l'obscurantisme.

[montage couverture T/B]

lundi 29 décembre 2014

Margaux : 1990-2014


Elle s'appelait Margaux et avait vingt-quatre ans. Elle était belle, drôle et pétillante. C'était ma nièce la plus proche et elle a décidé de mettre un terme à sa jeune vie le jour de Noël... plus ou moins.

Plus ou moins car son corps sans vie a été découvert hier après-midi, le 28 décembre, dans son studio parisien, par deux de ses amies qui s'inquiétaient de son silence ces derniers jours. Elles se sont rendues chez elle et, après avoir découvert un mot manuscrit dans sa boîte aux lettres où elle demandait à sa mère de lui pardonner, elles appelaient aussitôt les pompiers, n'osant pas affronter le drame pressenti. L'enquête et l'autopsie sont donc en cours pour déterminer la date et le mode opératoire du suicide. 

La seule information provisoire recueillie auprès de l'équipe d'intervention serait l'ingestion d'une bouteille d'Ajax. J'ose à peine imaginer l'agonie monstrueusement douloureuse subie. Rongée doublement et totalement de l'intérieur, psychiquement et physiquement. Effroyable !

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Ces pourquoi qui hantent systématiquement les proches quand ce drame frappe, demeurent généralement sans réponse. Pourquoi en est-elle arrivée là ? Pourquoi n'ai-je rien vu venir ? Pourquoi notre famille ? Pourquoi ce gâchis ?

La peine ressentie se situe pour le moment bien au-delà de ce besoin d'explications. Nous sommes tous sonnés, effondrés.

Comme d'ordinaire, certains diront leur étonnement, d'autres au contraire que c'était prévisible mais, quelque soit le contexte où le "terrain", rien ne peut réellement expliquer ou justifier le passage à l'acte à ceux qui restent.

Bien sûr Margaux venait de vivre une année étrange, délicate, voire difficile.

Nous avions passé ensemble, en famille, le Noël 2013. Elle semblait alors fort excessive en tout, en paroles, en gestes, en alcools, en décibels... Bref, elle bouillonnait avec une telle frénésie que nous nous en étions fait la remarque, mettant cet état sur le compte de la fête et d'un prochain séjour de plusieurs mois aux Etats-Unis. Elle partit effectivement deux ou trois mois plus tard pour New York. Trois mois s'écoulèrent encore et son frère la faisait rapatrier d'urgence, dans un état d'instabilité et d'incohérence alarmant qui nécessita une mise au repos et un suivi dans un centre spécialisé.

Que s'est-il passé à New York ?

Elle ne s'est jamais livrée sur le sujet. Seuls quelques mots échappés, arrachés, laissaient supposer drogue et violence sans aucune certitude. Elle possédait deux carnets intimes rédigés ces derniers mois qui pourront peut-être lever une partie du voile.

Depuis son retour des USA, elle avait peu à peu refait surface, renoué avec ses amis et sa vie parisienne. Elle devait prochainement partir travailler pour ATD Quart Monde. Nous la savions encore un peu éprouvée par son expérience américaine mais, croisée en octobre dernier, son sourire nous avait ébloui. C'est pourquoi ce dernier geste demeure énigmatique.

La rapidité de sa métamorphose est également plus que troublante. Comment une jeune fille joyeuse, volontaire, dynamique, drôle, indépendante, passionnée, belle, a-t-elle pu aussi rapidement et radicalement perdre pied et décider de s'en aller ? Tout cela est insensé.

Insensé et d'une tristesse absolue.

mercredi 4 avril 2012

Sondage : humeur


La locution "Gros con égoïste de droite"
(ou "Grosse conne égoïste de droite")
est-elle :

A - Un abus de langage
B - Une réalité avérée
C - Une chaîne de pléonasmes

jeudi 15 mars 2012

Sauver le soldat Sarko par J. d'Ormesson : Humeur


Triomphe et tombeau de François Hollande
Par Jean d'Ormesson.

Il n'est pas sûr, il est peut-être même improbable, au vu des sondages d'aujourd'hui, que Nicolas Sarkozy soit réélu dans six mois pour un second et dernier mandat. Les mesures de rigueur annoncées par François Fillon ne sont pas accueillies - c'est le moins que l'on puisse dire - par un enthousiasme excessif. Mme Le Pen à l'extrême droite, M. Bayrou au Centre, Mme Aubry à gauche, M. Mélenchon à la gauche de la gauche se déchaînent contre elles. Les syndicats les condamnent. Une bonne partie de la droite modérée elle-même ne peut pas se résoudre à se prononcer en faveur d'un président qui, à ses yeux, a avili et compromis ses fonctions par son comportement.
La victoire de François Hollande est à peu près acquise, et elle risque d'être éclatante.

Le moment est idéal pour se déclarer "sarkozyste".

La question n'est pas de savoir qui l'emportera en mai 2012. On a longtemps été convaincu dur comme fer que ce serait M. Strauss-Kahn. On a pu croire que ce serait Mme Aubry. On a même pu imaginer que, par un coup du sort, ce serait Mme Le Pen. Il n'est pas tout à fait exclu que M. Bayrou, M. Mélenchon, M. Montebourg se soient monté le bourrichon jusqu'à se persuader de leur chance de l'emporter.

Tout sauf Sarkozy. N'importe qui sauf Sarkozy. Ce sera M. Hollande. François Hollande est un parfait honnête homme. Il est intelligent, charmant, cultivé, et même spirituel. Il y a chez cet homme-là un mélange de "doux rêveur'" et de "Professeur Nimbus" égaré dans la politique qui le rend sympathique. Il est mondialement connu en Corrèze. Ce n'est pas lui qui irait courir les établissements de luxe sur les Champs-Élysées, ni les suites des grands hôtels à New York ou à Lille, ni les yachts des milliardaires.
Il ferait, je le dis sans affectation et sans crainte, un excellent président de la IVe République. Ou plutôt de la IIIe. Par temps calme et sans nuages. Il n'est jamais trop bas. Mais pas non plus trop haut. C'est une espèce d'entre-deux : un pis-aller historique. Ce n'est pas Mitterrand : ce serait plutôt Guy Mollet. Ce n'est pas Jaurès ni Léon Blum : c'est Albert Lebrun. Ce n'est pas Clemenceau : c'est Deschanel. Il parle un joli français. Et sa syntaxe est impeccable. On pourrait peut-être l'élire à l'Académie française. Ce serait très bien. Mais en aucun cas à la tête de la Ve République, par gros temps et avis de tempête.

C'est vrai : Sarkozy en a trop fait. Hollande, c'est l'inverse. Car n'avoir rien fait est un immense avantage, mais il ne faut pas en abuser. Il n'est pas exclu, il est même possible ou plus que possible, que M. Hollande soit élu en mai prochain président de la République. C'est qu'à eux deux, M. Hollande et le PS, qui sont assez loin d'être d'accord entre eux - je ne parle même pas de M. Mélenchon ni de Mme Joly dont ils ont absolument besoin pour gagner et dont les idées sont radicalement opposées à celles de M. Hollande - ont des arguments de poids : la retraite à 60 ans (quand la durée de vie ne cesse de s'allonger), 60.000 nouveaux fonctionnaires (quand il s'agit surtout de réduire les dépenses publiques), 30% de baisse sur les traitements du président et des ministres (même M. Jean-Marie Le Pen, de glorieuse mémoire, n'a jamais osé aller aussi loin dans le populisme et la démagogie). Avec des atouts comme ceux-là, on a de bonnes chances de gagner.

Aussi n'est-ce pas dans la perspective de l'élection de 2012 que je me situe.

C'est avec le souci du jugement de l'histoire. M. Sarkozy, autant le reconnaître, a fait pas mal d'erreurs. À voir comment se présente la campagne d'un Parti socialiste qui semble n'avoir pas appris grand-chose des leçons de son temps, ce sera bien pire avec lui qu'avec M. Sarkozy. Les déclarations d'intention ne valent rien. Il faut des exemples vivants. M. Zapatero, en Espagne, est un homme plus qu'estimable. Il est socialiste. Le chômage en Espagne est plus du double du nôtre. M. Papandréou en Grèce est socialiste. Est-ce le sort de la Grèce que nous souhaitons pour la France? M. Sarkozy a été plus attaqué, plus vilipendé, plus traîné dans la boue qu'aucun dirigeant depuis de longues années.
Il a pourtant maintenu le pays 'hors de l'eau' au cours d'une des pires crises que nous ayons jamais connues !... Il n'est même pas impossible que Mme Merkel et lui aient sauvé l'Europe et l'euro.
Pour affronter le jugement de l'histoire, je choisis le camp, à peu près cohérent, Sarkozy-Fillon-Juppé contre le camp, incohérent jusqu'à l'absurde, Hollande (Hollande président ? On croit rêver, disait Fabius) -Aubry-Joly-Mélenchon. Bonaparte Premier consul prétendait que le seul crime en politique consistait à avoir des ambitions plus hautes que ses capacités. Je suis sûr que François Hollande lui-même a des cauchemars la nuit à l'idée d'être appelé demain à diriger le pays avec le concours des amis de toutes sortes et étrangement bariolés que lui a réservés le destin.
Je veux bien croire je n'en suis pas si sûr que pour 2012 les dés soient déjà jetés, que les handicaps du président sortant soient bien lourds pour être surmontés, que le retard soit trop rude pour être rattrapé. J'imagine très bien l'explosion d'enthousiasme sur la place de la Bastille ce soir de mai 2012 où l'élection de M. François Hollande à la magistrature suprême sera enfin annoncée.
Je me demande seulement dans quel état sera la France en 2014 ou en 2015 ?...

Faites suivre à vos amis, démultipliez la lecture de ce texte, il en va de notre avenir !


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Ce petit pamphlet sarkozyste qui, en ces temps troublés, démontre bien le peu d'arguments et de projets politiques fédérateurs que notre Président et son parti sont capables d'afficher, m'a été envoyé par un ami très cher afin de me titiller, connaissant ma proximité de pensée avec Jean-Luc Mélanchon. Ce texte tente de masquer les errements d'un quinquennat injuste et paupérisant pour les plus démunis et l'argumentaire déployé, d'une absolue gratuité, s'empêtre dans un sophisme navrant, en faisant de Sarko le Sauveur de l'Europe et en taillant, par avance à Hollande, un costard présidentiel trois tailles au dessus. L'oligarchie triomphante de l'époque doit effectivement beaucoup à ce Président en fin de mandat et il est normal qu'un personnage comme d'Ormesson, chantre d'une bourgeoisie établie, monte aux créneaux pour tenter de sauver le soldat Sarko.

J'appréciais pourtant l'esprit de l'Académicien, son style, son humour et soudain, l'écrit facile, gratuit et sans relief. Cet "Au secours, la gauche revient !" fait peine à lire.
Si l'unique hypothèse de réflexion réside dans le fait que sans Sarkozy notre situation eut été pire, c'est un peu juste à mon goût et, en tout état de cause, absolument invérifiable. On peut également supposer qu'Hollande est, sinon un incapable, du moins un mou anachronique, pire, qu'il n'est pas à la hauteur et qu'il cauchemarde désormais chaque nuit à l'idée de se retrouver Président. Enfin, on peut y ajouter, pour faire bonne mesure (et bien peur), l'amalgame entre les socialismes Grecs, Espagnols et Français... on peut tout cela car il semble bien qu'aujourd'hui tous les coups sont permis, même les plus idiots et ce, des deux côtés, je vous l'accorde. Les suppositions gratuites et le concept "Avec des si on mettrait Paris en bouteille" sont un peu light comme argument de campagne, non ?

Quant au fait qu'aucun dirigeant n'a jamais été autant traîné dans la boue, il y a là, bien justement, une réalité établie dont il ne suffit pas de parler pour en gommer les causes. Cette hostilité palpable devrait au contraire faire réfléchir ceux qui le portent au pinacle.

En fait il y a les inconditionnels de Nicolas Sarkozy, dont je me demande sincèrement quelles sont leurs réelles motivations, et tous les autres dont une bonne partie d'électeurs de droite, et j'en connais bon nombre, qui ne se reconnaissent plus dans ce bonimenteur opportuniste.

Je ne suis pas vraiment proche de M. Hollande, mes opinions penchant plutôt vers M. Mélanchon mais le procès d'intention ou d'incompétence fait à son encontre et reposant sur un vide abyssal, me renforce finalement dans l'idée que la crainte affichée de son arrivée au pouvoir pour les raisons évoquées (la puissance et l'avenir de la France) masque en fait la peur de voir une série de privilèges mis à bas.

Mais en fait, nous le savons bien pour l'avoir déjà vécu, entre Sarkozy et Hollande, la donne ne va pas radicalement changer pour les classes moyennes et supérieures dont nous sommes, comme cela n'avait rien changé en 1981. Il demeure encore, hélas, quelques affolés qui imaginent, non plus les chars Russes aux portes du pays mais les spéculateurs aux portes de la Bourse. Il est d'ailleurs intéressant de noter qu'aujourd'hui le mal ne vient plus de l'Est Rouge mais de l'Ouest Ultra-Libéral.

mercredi 8 février 2012

Guéant, tu sens... : Humeur

Toutes les civilisations ne se valent pas...

Certes non !

Nous n'allons tout de même pas comparer Gandhi, ce mendiant en couche culotte, avec Pétain notre fier Maréchal, sauveur de la France ? M'enfin, raison gardons !!!

(Digest de la chronique de Sophia Aram, à l'attention de Monsieur Hortefeux, entendu ce matin sur France Inter. Merci Sophia)

lundi 30 janvier 2012

Sarko, le style et la classe ! : Humeur


En l'occurence,
qu'est-ce qui s'agit
lan'dans ?
(Entendu dans la Sarko-bouche le dimanche 29 janvier)

dimanche 29 janvier 2012

Maxime du jour : Humeur


Quand le MEDEF s'éclate,
les travailleurs se grattent !
(Suite aux annonces de Sarko du dimanche 29 janvier)

jeudi 19 janvier 2012

Les 50 raisons sub/ob/jectives de jeter Sarkozy : humeur



1 - C'est un bonimenteur sans scrupule

2 - Il se nourrit de ses propres contradictions

3 - Il est définitivement vulgaire

4 - Il n'est vraiment pas à la hauteur des espérances
que certains avaient placé en lui

5 - L'art et la culture sont chez lui des options

6 - Il a résolument choisi son camp, celui des nantis

7 - En 5 ans il est responsable d'un tiers du déficit
observé depuis 30 ans

8 - Il détruit inexorablement notre modèle de société
tout en prétendant le réparer

9 - Il est le Président le plus mal aimé de notre histoire

10 - Il divise plus qu'il ne rassemble

11 - Son équipe gouvernementale
comporte des membres dangereux
qui usent de pouvoirs qui les dépassent

12 - Quand il s'adresse à la nation,
son ton d'instituteur arrogant est insupportable

13 - Sa démagogie exponentielle n'endort que son fan-club

14 - Sa gestuelle erratique confine à la maladie orpheline

15 - Le fait de porter des talonnettes induit un complexe malsain
pour la fonction occupée

16 - Son calme présidentiel est un leurre
qui masque une agressivité contenue

17 - Il a passé son temps à emballer des réformes iniques
avec le déballage d'une vie privée indécente

18 - Il semble critiquer la finance internationale
alors qu'il ne fait que la servir

19 - Il considère les pauvres comme des fraudeurs et des assistés

20 - Il restera le Président des actionnaires

21 - La satisfaction affichée de son bilan
face aux dégâts constatés n'est que pur mépris

22 - Son manque de dialogue social
cache une stratégie de démontage systématique
des acquis au profit de la caste possédante

23 - Lorsqu'il nous aura presque tout pris,
nous resterons muets,
affolés de perdre le peu qu'il nous reste

24 - Il a maquillé notre avenir en champ de ruines

25 - Il souhaite que nous ayons peur,
pauvres brebis, afin de le suivre aveuglément

26 - L'idolâtrie dont il est l'objet par son équipe
frise la supercherie voire la stupidité

27 - La grossièreté de sa propagande est une insulte
au peuple qu'il représente

28 - Le niveau intellectuel de certains membres
de son équipe est une honte

29 - Ses amis ne sont sûrement pas les nôtres

30 - Les "Artistes" estampillés "Sarko"
ont-ils vraiment droit à ce titre ?

31 - La France fracturée qu'il nous promet
est-elle celle que souhaitons ?

32 - Son discours "responsable" et "réaliste"
masque en fait un racket institutionnalisé
entamé il y a 5 ans

33 - La Crise sa "Bonne Amie"
endosse toutes ses erreurs politiques

34 - La Dette dont il est pour partie responsable
est son alibi pour ponctionner toujours plus

35 - La Crise, la Dette et la Peur :
les 3 mamelles du Sarkozysme

36 - Sous Sarko, "Liberté - Égalité - Fraternité"
sont devenus des Gros Mots

37 - Claude Guéant, l'éminence-grise-croque-mort-croque-mitaine...
comment peut-on accepter d'être gouverné
par ce triste sire extrémiste ?

38 - Lefebvre, Morano, Douillet, Hortefeux...
que des pointures dont on apprécie chaque jour la sagacité

39 - Son absence de vision et d'espoir plombe l'ambiance
et entretient la morosité

40 - La pauvreté a augmenté sous son mandat
mais c'est la faute des pauvres

41 - Moins de profs, plus de flics... cherchez l'erreur

42 - La France n'est plus LE pays des Droits de l'Homme

43 - La stigmatisation de minorités
pour masquer l'indigence de sa politique
est abjecte

44 - La France a besoin de solutions justes
et efficaces et non de belles paroles

45 - Il a confondu réformes et dégradation

46 - Il a (ils ont) tout de même tendance
à nous prendre pour des abrutis

47 - Le problème de Sarko,
c'est juste sa vision étriquée de l'humanité

48 - Il est dépassé par le Monde et l'Europe
mais continue de nous vendre la mondialisation

49 - Il pense être un Président moderne et dynamique,
il n'est qu'un petit bonhomme courant partout

50 - Il a suffisamment ravagé ce pays pour hurler STOP !
et passer à autre chose

jeudi 13 octobre 2011

Humeur : l'Utopie est un gros mot

Ce matin aux infos, j'ai manqué m'étouffer avec mes céréales. Le Copé de service ne supporte décidément pas la démocratie quand le peuple en use. On peut se demander finalement s'il la tolère tout simplement.

Les primaires socialistes en cours le(s) rend malade(s) et ce n'est pourtant pas un exercice de haute voltige démocratique. Le gauchiste Montebourg (rires) est arrivé en troisième position derrière le duo Hollande/Aubry et se pose en "arbitre" (?) avec sa brouette d'exigences. Copé parle de lui comme d'un "Utopiste" et dans sa bouche en biais cela est une grossièreté. Hormis le fait que Montebourg est autant Utopiste que je suis Sarkosiste je trouve que Copé est une insulte à l'intelligence, une tâche nauséabonde dans le paysage politique, en fait un bien triste sire, étriqué et sans rêve. Non, je suis injuste, il a un doux rêve, la présidentielle de 2017... donc un type vraiment intéressant.

Utopie : nom féminin. De Utopia, mot créé par Thomas More, philosophe anglais du XVIe, du Grec ou-topos, en aucun lieu ou nulle part.
Sens premier : Construction imaginaire et rigoureuse d'une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal.
Sens second : Projet dont la réalisation est impossible.

Bien évidemment Copé préfère le second. Cette définition le rassure et fait peur à son électorat. Brrr, bâtir un avenir sur une utopie, quelle horreur et quelle perte de temps ! On n'est pas là pour rêver mais pour prendre le pouvoir. On n'est pas là pour réfléchir à un monde meilleur mais pour le plier à ses intérêts.

Platon, Aristote, Rabelais, Rousseau, Robespierre, pour ne citer qu'eux, doivent mesurer à quel point leur pensée ou leurs actions sont désormais quantité négligeable. Comment Copé imagine-t-il que nous vivons aujourd'hui dans un espace de liberté ? Parce que des Utopistes ont imaginé un monde meilleur et ont agi pour le mettre en pratique. Les dérapages qui s'ensuivirent sont d'autres débats mais l'utopie était à l'origine des pensées humanistes et des nombreuses révolutions qui ont marqué l'humanité. Plus près de nous, les "Liberté - Égalité - Fraternité" ne forment-ils pas une grande utopie après laquelle nous courrons depuis plus de deux siècles ?

La droite au pouvoir, qui a trop peur de le perdre, bien qu'après tout Copé serait assez satisfait que l'alternance se fasse pour augmenter ses chances en 2017, est une machine à broyer les rêves et elle ne s'en cache pas. L'utopie appartient aux faibles.

jeudi 6 octobre 2011

Humeur : Steve Jobs 1955-2011


J'ai appris la nouvelle ce matin au réveil, sur mon iPhone ! Comme l'a dit Obama "Il n'y a pas de plus bel hommage que de savoir qu'une grande partie du monde a appris son décès via un appareil qu'il a créé". J'ai alors ressenti un pincement au cœur, le ciel déjà gris s'est légèrement assombri et mes céréales n'avaient dès lors plus le même goût.

Je ne suis pas un idolâtre, loin de là et je m'en voudrais presque de cette sensiblerie… presque.

Je suis graphiste et le mac est mon outil de travail depuis plus de vingt ans. J'ai commencé ce métier à la main, c'est-à-dire, avec des Rotring et des feutres Pantone. J'en avais plein les doigts. J'étais un tâcheron sillonnant les allées des salons graphiques en bavant devant les palettes graphiques de plusieurs millions de francs. Dire que j'attendais une machine abordable qui me libère est un doux euphémisme et le Macintosh arriva, chargé de promesses, annonçant une révolution qui allait tout emporter dans les métiers du graphisme et de l'édition. Je lui ai toujours été reconnaissant et redevable d'avoir conçu et distribué cet outil formidable.

Jobs est un génie. On peut lui rapprocher son arrogance, son management tyrannique ou son ego, il demeure un génie. En plus d'avoir créé des produits innovant, aujourd'hui incontournables dans leur secteur, Apple est devenue une entreprise hors du commun économiquement, à la succes story littéralement magique. Cette année 2011, des résultats en hausse de 83% pour le chiffre d’affaires et de 95% pour les bénéfices. Elle devrait dépasser les 100 milliards de dollars de C.A. et entrer dans le top 15 mondial. Elle est même récemment passée première en terme de capitalisation boursière devant Exxon, qu'elle talonne finalement aux dernières nouvelles. Elle a amassé plus de 65 milliards de réserve de liquidité qui lui permettrait de racheter Facebook, eBay, Nokia et General Motors tout en gardant des réserves… Il y aurait des dizaines d'autres chiffres pour dessiner cette entreprise unique.

J'ai "grandi" avec Apple depuis la naissance du Macintosh en 1984 jusqu'au succès planétaire de l'Ipad. Attristé par l'éviction de son co-fondateur en 1985, j'ai vécu la longue période de déprime et de dégringolade de la firme, jusqu'en 1997, durant laquelle on la donna morte et son rachat annoncé des dizaines de fois. Entre-temps le père Jobs rachetait et développait les studios Pixar avant d'être finalement rappelé par Apple pour la sortir du trou. Il créa l'iMac (1998), l'iPod et iTunes (2001), l'iPhone (2007) et l'iPad (2010). Ce n'est plus hors du trou qu'elle se situe aujourd'hui mais bien au firmament des entreprises.

J'avoue posséder cinq Macintosh, un iPod, un iPhone et un iPad (accessoirement un PC VAIO par nécessité). Sans être un fan hystérique, j'affirme sans complexe, pour utiliser depuis longtemps les deux plateformes, que les outils sont incomparables en terme de puissance et d'ergonomie sans parler, bien évidemment, de design. Apple n'est pas exempte de défaut et les aficionados du PC lui reprochent ses faiblesses en terme de sécurité ou d'ouverture. Éternel débat qui ne peut gommer la force de "l'éco-système Apple" qui maîtrise l'ensemble de la chaîne matérielle et logicielle. Les utilisateurs PC ont toujours, et à tort, défini les "Mac users" comme des esclaves de leur machine mais c'est exactement du contraire qu'il s'agit. Nous n'avons de notre côté jamais (extrêmement rarement) eu besoin de les démonter et mettre les mains dans le moteur. À aucun moment je n'ai eu à me plaindre de ce soit-disant carcan car il m'a, au contraire, assuré une constante qualité et une réelle fiabilité dans ma vie professionnelle. Jobs a tourné le dos à l'informatique pour créer des instruments ludiques et performant, centrés sur la création et l'échange. À ce sujet, il est tout de même intéressant de constater qu'il faut une combinaison improbable de trois touches sur PC alors qu'une simple touche suffit sur Mac pour taper le symbole de l'époque : @

L'émotion éprouvée ce matin, bien que l'inéluctable issue fût connue depuis de nombreux mois, est à la mesure du plaisir simple ressenti à utiliser quotidiennement un appareil Apple. Elle est également directement liée à une histoire commune avec cet homme qui a été étroitement associé à ma vie professionnelle et qui n'a eu de cesse d'améliorer les outils et se projeter parfois très loin dans l'avenir. Sa force résida essentiellement à proposer des produits qu'il croyait bon, souvent à contre courant, et non des produits attendus par les clients au travers d'études de marché insipides. Il a toujours surpris en allant au-delà des demandes du marché. Aujourd'hui, devenu l'icône absolue de la création et de la modernité, il est l'unique chef d'entreprise à être pleuré comme une Rock Star.

Les génies sont suffisamment rares pour ne pas les saluer quand ils s'en vont. Ce texte m'a pris une demi-heure de mon temps. Comparé à celui qu'il m'a fait gagner depuis vingt ans, je me sens minable.

mardi 30 août 2011

Cinéma : La Planète des Singes, les Origines - Ruppert Wyatt

Dans un laboratoire, des chercheurs travaillent sur la maladie d'Alzheimer et expérimentent un nouveau traitement sur des chimpanzés. Malheureusement, malgré des résultats prometteurs, la substance utilisée augmentant de façon radicale l'activité cérébrale des sujets, la présentation des résultats aux actionnaires tourne mal. L'une des femelles, soudainement devenue hystérique et violente, s'échappe du laboratoire et sème la panique dans tout l'édifice. Les recherches sont abandonnées et le cheptel est abattu. Le chercheur responsable découvre alors un bébé caché dans l'une des cages, cause du comportement agressif de la mère, et décide de le sauver en le ramenant chez lui. Son père, atteint par la maladie à un stade avancé, trouve chez César un compagnon quotidien. Le jeune singe fait rapidement preuve d'une intelligence hors du commun et il grandit tranquillement dans cette maison accueillante jusqu'au jour où un incident regrettable le conduira dans un établissement spécialisé, parmi d'autres congénères, encagés, sous les brimades de gardiens pervers. S'estimant trahi par les hommes il fomentera la révolte de son espèce dans un affrontement final spectaculaire.

J'ai adoré. De toute façon j'adore ce genre de délire. Outre le scénario, simpliste mais bien ficelé et la qualité des finitions, l'émotion est présente dans de nombreuses scènes à travers la gestuelle et le regard troublant et pénétrant de ce Spartacus simiesque.

Il s'agit de l'adaptation d'un grand roman de science-fiction de Franklin J. Schaffner de 1968, lui-même adapté des romans de Pierre Boule. Cette fable philosophique, place l'homme face à sa relation et ses devoirs envers les espèces (les races ?) dominées, traite de son dédain et de son arrogance trop souvent affichés qui entraînent généralement révolte et vengeance. Ces poncifs maintes fois rabâchés trouvent ici une expression passionnante et poignante grâce aux effets spéciaux magistraux (WETA, studios oscarisés pour Avatar) qui permettent aux singes sous-hommes, d'afficher toutes une palette de sentiments, de l'amour à la rage en passant par la peur ou la joie...

Bluffant et troublant.

samedi 30 juillet 2011

Cinéma : Lourdes - Jessica Hausner

Décidément, je dois avoir un véritable problème avec les films qui parlent du Petit Jésus ou de sa bande. Il semble que je sois attiré par le sujet et, en même temps, fort prompt au dégommage. Oui, mais il y a de quoi...

Lourdes ! Est-il nécessaire d'user d'un jeu de mot facile pour décrire les 109 minutes affligeantes qu'il m'a fallu endurer pour parvenir au bout de cette soporifique entreprise ?

Avant toute chose, chapeau de s'être attaqué à ce sujet délicat qui ne peut basculer, au choix selon la culture du réalisateur, que vers la comédie grasse et lourdingue ou le pensum prosélytiste. Ici nous avons droit seulement à un ennui continu, la réalisatrice étant autrichienne mais je ne vois pas le rapport...

Petit résumé : Christine (Sylvie Testud) est en fauteuil roulant depuis pratiquement toujours. Ce séjour à Lourdes représente pour elle une sortie, un moyen d'échapper à un quotidien terne et rencontrer d'autres humains. Le groupe auquel elle appartient est encadré par de jeunes bénévoles de l'Ordre de Malte, dont la responsable, l'inquiétante et évanescente Sœur Cécile, sera évacuée à l'hôpital suite à un grave malaise. Au pays des miracles voilà qui fait désordre et représente le point comique et satirique culminant de l'œuvre. Christine s'offre la totale : bains, bénédiction, procession dans la célèbre grotte de cette chère Bernadette, cierge énorme, magnifique et forcément phallique... Sans vraiment trop y croire, jouant d'avantage les touristes que les grenouilles, Christine se lève finalement un beau matin, miraculeusement guérie. Tout d'abord applaudie et respectée, elle devient vite la cible des rancœurs et autres jalousies. Pourquoi elle, qui vient ici pour la première fois ? Christine entend alors rattraper le temps perdu et rêve d'amour, de travail, de famille... repartir à zéro, un des jeunes bénévoles semble d'ailleurs s'intéresser à elle (pourtant elle est habillée comme un sac)...

Bien ! C'est (volontairement ?) mal filmé, terne et sans chaleur ni contraste. Les plans, les cadrages, les mouvements de caméra sont minimalisés au maximum comme si l'économie de moyen était raccord avec le sujet, il semblerait que ce soit le cas (cf "Des hommes et des Dieux"). Lourdes est pourtant tout le contraire, sa vulgarité mercantile et ses opulentes boutiques de souvenirs, ses monuments et décors religieux pompeux qui font parfois penser à DisneyLand, sa foule colorée qui se presse calmement vers les lieux de culte et d'adoration... Tout cela a été gommé, délavé, terni et filmé à la façon d'un médecin légiste. Les dialogues sont rares et plats. Seules les explications fumeuses et embarrassée du curé de service pourront soutirer quelque sourire entendu aux athées anticléricaux dont je suis.

Aucune émotion, une totale inaction, un ennui profond... que le calvaire fut long. Où se rendait Jessica Hausner et pourquoi ce film ? Telle est la question. Une énorme chape de mollesse plombe littéralement la réalisation et l'argument et il est difficile d'y voir la moindre satire, comme on peut le lire dans la presse critique, Lourdes étant déjà en soi une parodie de la foi(re) chrétienne. Il suffit de planter sa caméra dans cette ville pour que se révèlent aussitôt les travers et les outrances de cette religion. Les caméras de surveillance devraient être en mesure de nous en apprendre d'avantage.

Reste que la Testud est épatante dans ce rôle de tétraplégique où l'expression du visage passe bien avant les dialogues, pratiquement inexistants et insipides.